jeudi 15 juin 2017

Parution : Les faïenceries de Rambervillers et de Moyen


Claude Guyot

Avec la collaboration de Charles Kraemer

Collectionneur érudit, soucieux de trouver des réponses à ses questions quant à l’origine des faïences, Claude Guyot a abondamment fouillé la bibliographie. Surtout, il a élaboré une méthodologie, testée sur les productions de la grande faïencerie d’Epinal, pour construire des séries de pièces strictement de même forme et progresse encore dans la connaissance de cette industrie, de ses savoir-faire et des hommes qui en furent les acteurs et qui ont participé à la renommée des faïenceries de l’Est de la France.

Celle de Rambervillers, la plus importante des Vosges, appartient à cette grande famille. Ses productions, qui n’ont rien à envier à ses voisines, sont généralement de belle qualité, surtout l’émail, et présentent des caractéristiques communes aux deux modes de cuisson habituels pour la faïence. En grand feu, elles offrent une gamme de décors sur tous les thèmes courants pour l’époque : coqs, maisons, oiseaux, fleurs, etc. alors qu’en réverbère, ce sont plutôt des personnages, des chinois jouant de la musique ou se promenant dans un char tiré par un papillon qui participent de l’ornementation. Dans les deux cas, les décors ont pu être mis en parallèle avec ceux des autres fabriques pour mieux ce qui le différenciait.

Conscient d’avoir bouleversé un ordre depuis longtemps établi, Claude Guyot veut, par ce livre rendre hommage à tous ceux qui, par leur recherche, ont contribué à sa curiosité. Leurs travaux réalisés en toute bonne foi, qui ont été utilisés par les collectionneurs, restent des jalons forts dans l’histoire de ces recherches sur les manufactures de faïences et sur leurs productions. Mais il y a encore beaucoup à faire.

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Acheter : 40 € (port compris)

mardi 30 mai 2017

Eugène Gley, "l'ami d'enfance et de toujours" de Durkheim



Conférence par Nicolas Sembel

professeur de sociologie de l'éducation, Espé/Aix-Marseille Université


Jeudi 15 juin (18h00), auditorium de la bmi, rue Saint-Michel Épinal


Entrée libre et gratuite




Présentation de la conférence



vendredi 12 mai 2017

Usines et poissons


La pollution des cours d’eau à la Belle époque : l’exemple du département des Vosges

Conférence illustrée par Philippe Alexandre
Professeur à l’Université de Lorraine
Membre de la Société d’émulation des Vosges

Jeudi 22 Juin 2017 à 18 heures

Amphithéâtre de la b.m.i., rue saint Michel à Épinal

Présentation de la conférence

Escapade au pays de Neufchâteau


Voyage programmé le 1er juillet 2017



Pour les détails

et

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jeudi 27 avril 2017

Chapelle Saint Jean de Jérusalem



Les travaux en vue de l'ouverture d'un parking en bas de la rue Saint-Michel mettent au jour un édifice religieux qui avait été presque complètement intégré aux constructions plus récentes.

La Ville d'Epinal et la Société d'émulation travaillent en partenariat à l'étude de ce qui peut être envisagé et mis en oeuvre pour sauvegarder au moins en partie cette intéressante pièce du patrimoine spinalien.

Nous avons ouvert un dossier sur ce blog pour tenir ses lecteurs au courant de l'évolution du dossier et leur permettre de s'exprimer sur le sujet en ajoutant s'ils le souhaitent des commentaires sous cet article ou en bas des pages du dossier.

Accéder au dossier

lundi 6 mars 2017

samedi 25 mars AG et conférence





Samedi 25 mars 2017

à 14h30

ASSEMBLEE GENERALE

Amphithéâtre de la Faculté de Droit, Rue de la Maix  à Épinal

à 15 H 30

«Le chanoine Etienne DRIOTON, un lorrain, grand égyptologue, un savant du XXe siècle au service de l’Egypte»


Conférence par Madame Michèle JURET
conservatrice du Musée Josèphe Jacquiot à Montgeron (91)

conférence organisée en colaboration avec le Cercle Scientifique Etienne DRIOTON 



Bibliographie « Etienne Drioton, l’Egypte, une passion »
              par Michèle Juret, Préface Olivier Perdu, éditeur Gérard Louis, Haroué 2013

           

Nancéien d’origine.
Étienne Marie Félix Drioton est né le 21 novembre 1889, à Nancy  au 82 rue Stanislas.  Il est le fils d’Etienne Drioton et de Félicie Moitrier. La famille gère une librairie religieuse Place Stanislas, à l’angle de la rue Héré. Au collège Saint Sigisbert c’est un brillant élève, passionné par la civilisation égyptienne. Dès l’âge de 11 ans, s’appuyant sur la grammaire de Victor Loret, il entreprend seul l’étude des hiéroglyphes. Ses parents présentent ses premières traductions à George Bénédite, Conservateur du Musée du Louvre. Celui-ci l’encourage et propose de lui donner des cours par correspondance.

 Etienne Drioton choisit la voie sacerdotale.
En 1906, il entre au grand séminaire de la Chartreuse de Bosserville (54), puis il est envoyé à Rome au Séminaire français. Il s’y distingue en obtenant à l’Académie Saint Thomas en 1912 des doctorats en philosophie et en  théologie ainsi qu’une licence es-sciences bibliques de la Commission Pontificale. Il est ordonné prêtre le 23 mars 1912. Lors de son retour en France l’abbé obtient l’autorisation de poursuivre ses études d’égyptologie à Paris. Mais la guerre éclate et le voit pleinement investi dans son rôle sacerdotal en tant qu’aumônier de l’armée à l’hôpital Sédillot de Nancy puis à Troyes. En 1929 il sera nommé Chanoine honoraire de la Cathédrale de Nancy.

D’élève il devient professeur en 1919, après avoir obtenu à l’Institut Catholique où il enseigne ainsi qu’à l’Ecole du Louvre, ses diplômes de philologies égyptienne et copte. Il rédigera une grammaire hiéroglyphique à l’intention de ses étudiants.

Premier voyage en Égypte.
En 1924 l’Institut Français d’Archéologie Orientale l’appelle à Médamoud pour une mission épigraphique. Durant  plusieurs campagnes de fouilles, il relève et traduit les inscriptions hiéroglyphiques, travaux extrêmement importants pour éclairer l’histoire du site. De 1932 à 1936 il poursuit ses recherches à Tod. Ceci lorsque sa nouvelle fonction le lui permet, car en 1926 il a été nommé conservateur adjoint du département des antiquités égyptiennes au musée du Louvre.

1936 il est appelé par le roi Fouad Ier d’Egypte pour occuper la fonction de Directeur général du Service des antiquités, au Caire. Il est dispensé du port de la soutane et c’est en habit civil et coiffé du tarbouche qu’il se présente désormais. Le roi Fouad s’éteint cette même année, son fils Farouk Ier monte sur le trône. Etienne Drioton accompagne alors le jeune souverain lors du voyage inaugural de son règne du Caire à Assouan. Le roi apprécie non seulement l’immense savoir du nouveau Directeur Général, mais aussi son enthousiasme. Tout au long de son règne il s’intéressera à l’avancée des chantiers de fouilles, aux découvertes et il  protègera l’action du Directeur général.

Durant 16 ans Étienne Drioton administre avec efficacité le Service des antiquités d’Égypte. Il veille sur les collections des musées et sur le bon déroulement des fouilles en visitant régulièrement les sites. Il reçoit les savants de passage ainsi que les hautes personnalités. De plus, il prépare l’avenir en dispensant des cours de doctorat à l’Université Fouad Ier. Enfin, dans le même temps  il continue de publier.

Juillet 1952 : Révolution en Égypte !

Depuis plusieurs années agitation sociale et xénophobie règnent sur l’Egypte. Le Chanoine est en congé dans sa famille à Nancy lorsqu’il apprend  que le roi Farouk Ier est destitué. Comprenant que désormais il lui sera difficile de poursuivre sa mission à la Direction du Service des antiquités, il présente au Gouvernement égyptien sa démission. Il choisit alors de travailler près de Paris, à Montgeron (91). Ce retour en France se veut le prolongement de sa brillante carrière. Bientôt le professeur émérite reprend ses cours d’enseignement supérieur et il est nommé Directeur de recherche au CNRS. En 1956 il est élu Président de la Société Française d’Egyptologie. En 1957, il est nommé Professeur titulaire de la chaire d’égyptologie au Collège de France.

Son œuvre scientifique, immense et novatrice,  embrasse toutes les branches de l’égyptologie. Ses travaux ont fait avancer la connaissance dans bien des domaines. Citons parmi eux  la clé de lecture d’une écriture énigmatique : la cryptographie, ses recherches sur les inscriptions des scarabées, sa découverte de  l’existence d’un théâtre à l’époque pharaonique. Enfin, il évoque la possibilité dans la religion égyptienne de l’existence d’une force suprême qui correspondrait au dieu unique d’une religion monothéiste.

Président de l’Institut d’Egypte, Docteur Honoris causa de l’Université de Louvain, membre correspondant des plus prestigieuses académies, ses titres témoignent de la valeur de ses travaux scientifiques.

Le Chanoine Etienne Drioton s’éteint à Montgeron le 17 janvier 1961. L’égyptologie  perd un maître. Il est inhumé à Villers les-Nancy dans sa Lorraine natale.


L’association « Cercle Scientifique Etienne DRIOTON » , 7 boulevard Recteur Senn à Nancy, se donne comme objectif de faire connaître toute l’activité scientifique et novatrice de ce grand égyptologue, humaniste et enseignant reconnu.


                                                                                                                                       Michèle JURET